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Les gorilles

Sauvons Les Gorilles !

Madame, Messieurs,

Malgré une année du Gorille 2009 ayant tenu toutes ses promesses et à l’approche d’une nouvelle conférence sur les dérèglements climatiques qui se tiendra à Oslo fin Mai 2010, Nous, Signataires de cette présente pétition, souhaitons mettre en avant la situation actuelle préoccupante des Gorilles Du bassin Congolais et réclamons des mesures immédiates et efficaces de la part des différents Gouvernements et Organisations mondiales concernées afin d’enrayer les causes du rapide déclin des populations de gorilles et de leur habitat.

En effet, suite à l’échec du sommet mondial de Copenhague (et l’oubli total du programme REDD) et avec la présentation du rapport intitulé "La dernière bataille du gorille", le mercredi 24 mars 2010 en marge de la conférence de la CITES, à Doha, par des experts de l’ONU, la situation de ces gorilles semble plus préoccupante que jamais et il nous semble indispensable de mettre en œuvre tout ce qui est possible afin de restaurer leurs populations pour les générations futures.

Ces Gorilles sont confrontés à trois menaces principales :

• Le braconnage
• Les maladies
• La disparition de leur habitat

Cette Pétition a pour but de proposer plusieurs plans d’actions sur les différentes menaces, pour la conservation de ces primates tout en préservant un équilibre entre les attentes des différents acteurs de ces propositions et les bénéficiaires de l’Ecotourisme des Gorilles. De plus, il a pour second objectif de soutenir l’Accord CMS sur la conservation des Gorilles, la Déclaration de Francfort de Juin 2009 sur la conservation des Gorilles, et enfin, soutenir le programme REDD+ qui mérite une place centrale lors de la future conférence d’Oslo.

C’est pourquoi, Nous, Signataires :

• Au niveau de la préservation de l’habitat du gorille :

1. Demandons aux gouvernements d’élaborer et de mettre en place des plans d’aménagement du territoire complets, répondant aussi bien aux besoins des populations locales qu’à ceux des gorilles et de leur habitat.
2. Demandons aux compagnies extractives de minerais et de bois et les gouvernements locaux de prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter, atténuer ou contrecarrer les impacts négatifs des projets miniers et agricoles sur les grands singes en Afrique centrale.
3. Demandons aux gouvernements de mettre en place une législation responsable sur tout types d’accords conclus entre eux et les firmes étrangères concernant la production de biocarburants, notamment l’huile de palme dont l’empreinte carbone est supérieure aux carburants fossiles qu’elle est censée remplacer.
4. Demandons aux gouvernements d’exclure les subventions en faveur du développement des plantations agricoles, de l’exploitation forestière et de l’industrie agro-alimentaire dans la zone de répartition de l’habitat des gorilles.
5. Exhortons la communauté internationale des bailleurs de fond à aider les états de l’aire de répartition à réduire la destruction et la dégradation de l’habitat du gorille, en leur fournissant une aide financière et technique pour les appuyer dans la mise en place du Programme REDD+.

• Au niveau Du braconnage

1. Demandons l’application des lois existantes sur l’interdiction de la chasse et du commerce des gorilles et de réglementer strictement le commerce de la viande de brousse en général.
2. Demandons aux états de lutter contre le commerce illicite en créant et en équipant efficacement des patrouilles anti-braconnage.
3. Lançons un appel aux Nations unies et à la communauté internationale pour qu’elles aident à mettre un terme aux conflits dans les états de l’aire de répartition des gorilles.
4. Exhortons les nations unies à élargir leur mandat de maintien de la paix pour inclure la protection de la biodiversité avec une attention spéciale aux espèces en danger critique d’extinction et à leur habitat.
5. Demandons à l’UNESCO de renouveler son programme de « conservation de la biodiversité en zones de conflit armé » en RDC.


• Au niveau des maladies

1. Demandons la mise en place de règles strictes concernant les bonnes pratiques d’hygiène pour toutes les personnes entrant dans l’habitat des gorilles
2. Demandons l’extension de la surveillance écologique et du suivi sanitaire dans l’ensemble de l’aire de répartition des gorilles
3. Demandons La mise en place de stratégies de vaccination afin de réduire le taux d’infection des populations de gorille lorsque cela est critique pour leur survie et plus particulièrement le financement de méthode de vaccination des grands singes contre le virus Ebola.


• Au niveau de l’écotourisme et de l’éducation

1. demandons que les sites touristiques de gorilles mettent en place un système équitable de partage des revenus de l’écotourisme entre les autorités chargées de la protection des gorilles et de leur habitat, les communautés locales et les acteurs financiers.
2. Souhaitons que l’écotourisme se pratique à travers les grandes lignes directrices de l’UICN.
3. Invitons les gouvernements locaux et les organisations mondiales concernées à mobiliser, sensibiliser et impliquer les communautés locales à la sauvegarde de leur patrimoine naturel afin d’accroître la prise de conscience et de catalyser les différentes actions de protection.

Enfin, Nous exprimons notre entière reconnaissance aux gardes forestiers et à toutes les autres personnes impliquées dans les programmes de sauvegarde des gorilles et de leur habitat, pour leur courage et leur dévouement qui en va, certaines fois, de leur vie.

Nous espérons que notre appel sera entendu et que des décisions seront prises rapidement par les gouvernements des états de l’aire de répartition. La communauté internationale se devra de les soutenir financièrement et moralement dans leur choix pour ce nouveau combat qui s’annonce délicat mais primordial.

Sauvons Les Gorilles !

Huile de palme !

L'huile de palme est une huile végétale extraite par pression à chaud de la pulpe des fruits du palmier à huile. 100 kg de fruits donnent environ 22 kg d'huile.

Du fait de son très faible coût de production, on la retrouve aujourd'hui dans un très grand nombre de produits alimentaires. L'huile de palme rouge (non raffinée ni traitée) est considérée comme l'aliment naturel le plus riche en vitamine A: elle en contient environ 15 fois plus que la carotte. C'est également la deuxième huile la plus riche en vitamine E (tocophérols), après l'huile de germe de blé. Son mélange avec les huiles de noix et de soja (3/1/1) donne une huile bien équilibrée en acides gras saturés, mono-insaturés et poly-insaturés. Ces taux de vitamines diminuent très fortement après raffinage, chauffage et cuisson. Un lien statistique existe  entre le taux d'acides gras saturés dans l'alimentation, l'hypercholestérolémie et la surmortalité des Occidentaux par maladie cardio-vasculaire si les proportions idéales entre ces 3 types d'acides gras ne sont pas respectées dans l'alimentation.

 

On trouve de l’huile de palme (92% - fruits des palmiers) et de l’huile de palmiste (8% - graines) partout : principalement
en alimentation humaine, en particulier dans les produits industriels transformés (chips, frites, biscuits, pâtes à tartiner,
margarine…), mais dans bien d’autres produits de la vie quotidienne (savons, maquillage, bougies…), en alimentation
animale, et dans les agro carburants.
Ce sont les pays développés qui créent la demande pour cette matière première. Elle représente 1/3 de l’ensemble des
huiles produites mondialement. Cette production record est portée par la demande des pays européens qui augmente de
13% chaque année depuis 2000 mais aussi de la Chine et de l’Inde respectivement 1er de 2ème pays importateur d’huile
de palme.

La conversion des forêts en palmiers à huile a montré une perte de 80 à 100% des espèces de mammifères, reptiles et
d’oiseaux dans ces zones. L’huile de palme ne peut être cultivée que dans des climats tropicaux humides, c’est à dire le
plus souvent au niveau de la forêt tropicale.
UNE CONSOMMATION RESPONSABLE D’HUILE DE PALME POUR BAISSER
NOTRE IMPACT SUR LES FORETS
La forêt tropicale humide indonésienne s’étend sur 1.3% de la surface terrestre et constitue une des forêts les plus diversifiée
du monde. On y trouve 11% des espèces de plantes connues, 10% des mammifères et 16% des oiseaux. Des
animaux emblématiques comme l’orang-outang, l’éléphant sont menacés de disparition à cause de la perte de leur habitat.
A Bornéo il est estimé que 3 000 orang-outangs disparaissent chaque année. Le rhinocéros de Sumatra fait parti des espèces
de mammifères les plus menacés de disparition au monde.

Avec juste plus de 3% des forêts du monde, l’Indonésie représente plus de 14% de la déforestation mondiale. Cela représente
près de la moitié des émissions totales de gaz à effet de serre (GES) dues à la déforestation et à la dégradation.
Près de deux fois plus que le Brésil et plus de 3 fois plus que la Malaisie.
Une grande partie de ces émissions de GES est due aux feux de forêts ou de tourbières. Les tourbières qui peuvent faire
jusqu’à 30 mètres de profondeur, sont d’abord drainées avec des canaux, afin de les assécher. Enfin quand elles sont
suffisamment sèches, elles sont brûlées à la saison sèche. Elles contiennent seulement de la matière organique. Une fois
brûlé, le carbone qu’elles émettent se transforme en GES. 500 millions de tonnes de CO² ont été émis en provenance des
tourbières en Indonésie en 2008.

 

Signez la pétition et savoir comment agir

 

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