poisson

Les 5 animaux les plus menacés !

Dans le règne animal environ 30% sont sur la liste rouge mais les plus en danger sont :

 

1-Le Grand requin :

Depuis 15 ans, la population des grands requins blancs a diminué de presque 80%. Chaque année, toute espèce confondue (plus de 380 espèces en tout), plus de 100 millions de requins sont tués, mais ce chiffre est certainement sous-estimé.
La chair du requin est appréciée et utilisée pour les engrais et les fertilisants ; les ailerons, la peau, les dents, les cartilages sont également vendus car ils sont utilisés dans la fabrication de médicaments. La pollution perturbe les cycles de reproduction. Sa capture est devenue un véritable exploit depuis 1975, date de sortie du premier volet des "Dents de la mer", de Steven Spielberg.

2-Le tigre du bengale

Entre 3000 et 4500 individus subsistent. Le tigre blanc, qui appartient à la même sous-espèce, aurait disparu à l'état sauvage. Le tigre de Java a disparu dans les années 1980.
Leur fourrure a une très grande valeur marchande en Asie et certains organes sont réputés pour leurs vertus curatives miraculeuses, comme les os et les dents, le sang et les yeux. Le déboisement massif est l'autre cause de leur progressive disparition, ainsi que la disparition de leurs proies.

3-Le napoléon


Il resterait 300 000 poissons dans les eaux indonésiennes aujourd'hui, ce qui représente environ 3 à 4 poissons au km2.
Denrée rare et coûteuse, ce poisson exotique est très recherché dans les restaurants asiatiques et on estime que sa population a diminué de près de 90%. Ce poisson peut vivre une trentaine d'années. Sa lenteur de développement en fait une espèce naturellement rare. Il possède une dentition impressionnante, et ses mâchoires peuvent se vendre jusqu'à 40 000 euros et sa chair jusqu'à 150 dollarsle kilo.

4-L'éléphant


Il en reste environ 45 000. Plus de la moitié a été exterminée en un siècle.
La déforestation et la fragmentation de l'habitat, le braconnage, la capture pour les zoos sont responsables de cette diminution. En Thaïlande, par exemple, les forêts naturelles n'occupent plus que 15 % du pays contre 90 % au début du XXème siècle. En Asie, les éléphants sont également utilisés somme bêtes de somme, et donc domestiqués dès leur plus jeune âge. Même s'ils sont parfois relâchés, ils sont dans ces conditions incapables de se défendre. Le trafic d'ivoire perdure, et le Japon est d'ailleurs montré du doigt car il en est grand consommateur.


5-Le cacatoès


La population dans la nature ne dépasserait pas 1000 individus.
Tout comme les perruches et les perroquets, ils sont recherchés pour tenir compagnie ! Leur domestication entraîne une diminution des effectifs vivant à l'état sauvage. La déforestation de leur habitat naturel, ajouté au commerce excessif, rend la situation particulièrement critique.

 

Sans oublier ensuite le gorille,le panda géant, la tortue, Dauphin de l'Irrawaddy et le gecko à queue feuille

Sauvez l'esturgeon

L'esturgeon européen est protégé par la loi depuis 1982. C'est l'espèce de poisson européen la plus menacée : il ne resterait plus que quelques centaines d'individus. Sa dernière reproduction date de 1994 dans le bassin versant Gironde-Garonne-Dordogne. Les causes de sa disparition sont la surpêche, les barrages et la pollution. Deux centres de recherche travaillent actuellement sur cette espèce : le Cemagref (de Cestas) et l'IGB (Institut de recherche sur l'eau douce de Berlin). Un plan de sauvegarde animé par le WWF (World Wide Fund) est actuellement en cours de création à échelle européenne et un plan de restauration a été initié en 2007 en France.

 

Le plan européen prévoit 4 axes de travail :

  • La conservation de l’esturgeon dans son milieu naturel : ce volet vise d’une part le contrôle de l’échappement accidentel dans le milieu d’autres espèces d’esturgeons (élevées en bassins pour le caviar) pour éviter des risques de compétition, voire d’hybridation, avec l’espèce autochtone sauvage. Une mesure mal engagée en France lorsque l’on sait que l’Etat a récemment introduit dans sa législation la possibilité d’importer sur son territoire toutes les espèces d’esturgeons. Mais l’action principale pour conserver l’esturgeon dans son milieu naturel est de réduire les risques de captures accidentelles par les marins pêcheurs. Une vaste campagne d’information est conduite depuis 2006 par le Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins auprès des pêcheries de tout le littoral atlantique nord-est, de l’Espagne jusqu’aux pays scandinaves, pour demander aux pêcheurs de remettre à l’eau tout esturgeon capturé accidentellement (vivant dans la plupart des cas) et de faire remonter des informations sur le poisson et le lieu de capture afin de faire progresser les connaissances sur l’espèce.
  • La protection et la restauration des habitats essentiels de l’esturgeon : ce volet nécessite notamment de restaurer des zones de frayères, d’arrêter les extractions de sables et graviers dans les zones d’alimentation estuariennes des jeunes esturgeons, d’améliorer la qualité de l’eau, de rétablir la libre circulation de l’esturgeon le long des fleuves… Autant de mesures qui bénéficieront à de nombreuses autres espèces, à condition de bien identifier et cartographier tous ces habitats essentiels et que les pouvoirs publics des pays européens osent prendre à bras le corps les questions sensibles et complexes posées par les barrages, les pollutions industrielles, les pompages agricoles pour l’irrigation, etc.
  • La conservation de l’esturgeon en captivité et sa réintroduction dans la nature est une question complexe. On ne pourra pas sauver cette espèce sans des lâchers massifs de jeunes poissons dans les milieux naturels qui leur sont favorables. Il est donc nécessaire d’améliorer encore certaines connaissances sur la biologie de l’esturgeon, d’élever et de faire se reproduire cette espèce en captivité, en s’appuyant sur les compétences des scientifiques qui ont travaillé sur le sujet et développent des techniques de reproduction assistée (en France au Cemagref de Bordeaux, en Allemagne à l’Institut d’Ecologie des Eaux douces de Berlin; l’IGB).
  • La coopération internationale : on ne pourra pas sauver l’esturgeon européen sans reconstituer des populations viables dans plusieurs bassins fluviaux de plusieurs pays, ni sans coordonner les efforts des marins pêcheurs de toute la façade atlantique, ni sans renforcer et développer les collaborations entre les scientifiques et décideurs des différents pays concernés. Le plan d’action européen offre un cadre de travail mais à ce jour, il manque cruellement de chef d’orchestre pour impulser et coordonner enfin une dynamique à l’échelle de l’aire de répartition historique de l’esturgeon.

 

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